Recommandations new-yorkaises

La semaine dernière, le bruit s’est répandu sur Twitter que j’avais fait des recommandations vins-bouffe à une certaine Marie-France Bazzo, animatrice et productrice de son état, en vue d’un petit voyage à New York.

C’est comme ça, Twitter. Après un échange ou deux tweetés entre Montréal, New York et Calgary (la distance n’a plus d’importance, disait la pub…), voilà qu’Emilie Perrault, qui chronique notamment en arts et spectacles au FM 98.5, à Montréal, m’avait envoyé un message via Twitter pour me dire qu’elle aimerait bien avoir ces recommandations, elle aussi. Et d’autres ont également levé la main.

Plus on est de fous, plus on s’amuse, alors voici donc quelques recommandations bouffe et vin – et un peu plus – pour vos éventuelles visites dans la métropole américaine. C’est pas exhaustif, c’est très personnel, comme liste, mais je crois que c’est assez savoureux.

RESTOS

Pour commencer, il y a un resto qui a fait très plaisir à Miss Bazzo – et c’est comme ça que le bruit s’est répandu, d’ailleurs. Il s’appelle Rouge Tomate et se situe dans le début de l’Upper East Side. L’espace est chic et époustouflant, les plats très fins y sont inventifs et superlatifs, et accordés avec des vins suprenants par l’excellente Pascaline Lepeltier, une des meilleures sommelières que je connaisse, tous pays confondus. J’ai encore un souvenir impérissable de la soupe de marrons et céleri rave à la truffe d’hiver et des agnolottis de courge musquée avec un oeuf mollet, accordée impeccablement avec les vins puissants et singuliers de Scholium Project.  

Moi et une toute petite bouteille de zinfandel Ridge, chez Bar Boulud, dans l'Upper West Side de Manhattan (je l'ai pas bue, en passant) - photo: Michael Madrigale

 

 

Autre restaurant pour lequel j’ai une grande affection, le Bar Boulud, situé juste en face du Lincoln Center. Un bel espace où officie un solide sommelier en chef, l’excellent Michael Madrigale. Si vous y allez tôt, un menu prix fixe autour de 40$ rend l’expérience abordable – et le menu prix fixe est loin d’être en reste du reste des plats. Le décor, avec un magnifique plafond en arc de cercle et plein d’évocations du monde du vin (lisez les détails sur le site du resto). En prime, comme le dit sommelier me l’avait montré lors de mon passage en décembre dernier, le Bar Boulud a une affection pour les grosses bouteilles de vins exceptionnels, servis au verre et au coûtant. Vous voulez goûter du Beaucastel 1998, du Diamond Creek 1983, du Cornas de Clape 1995? Voilà le genre d’occasion qu’il vous donne, l’ami Madrigale.

En visant plutôt le bas de la ville, on pourra faire un drôle de voyage espace-temps dans une brasserie française très classique, Balthazar. Les petits déjeuners y sont très savoureux, en particulier. Et ce qui vaut aussi le détour, encore une fois dans un drôle de détour semi-parisien, il y a en face la boutique de gadgets la plus incroyable que j’ai vu depuis longtemps, Pylones.

BARS À VIN

Si vous aimez les vins nature, expressifs, débordant de personnalité, passez chez Anfora, particulièrement le mardi soir, où il met un producteur en valeur en servant une gamme de ses vins au verre. Entre les beaujolais de bon aloi, les Occhipinti de Sicile ou les Bea d’Ombrie, on ne manque pas de bons choix. Et si vous accompagnez un bon rouge italien de sliders au ragu (des minis pains à burger remplis d’une sauce à la viande généreuse et rustique), ça sera le bonheur.

Un sbagliato maison. Le bonheur dans un verre.

Joe Campanale, aussi proprio d’un restaurant voisin, Dell’anima,  est également l’auteur d’une version particulièrement réussie d’un savoureux cocktail: le negroni sbagliato, fait de campari, de vermouth, d’oranges caramélisées et de prosecco. Le bonheur en verre, passé au shaker et servi sur glace.

Bizarrement, mes deux autres recommandations de bars à vin sont des endroits où je ne suis pas encore allé, mais sachant qui me les a recommandé, ce qu’ils servent et l’attitude qu’y s’en dégage, je vous les donne avec confiance:

  • The Ten Bells, où la liste passe des juras d’Overnoy, de Ganevat et de Bornard aux riojas de Lopez de Heredia, en passant par des vins du Franco-Québécois Alain Rochard.
  • Terroir NYC, qui se surnomment eux-mêmes The Elitist Bar For Everyone . Mon genre de truc, ça. L’été, ils célèbrent un “summer of riesling” qui vous convertira aux vertus de ce raisin magique – si ce n’est déjà fait.

CAVISTES

Le taux de change aidant et l’importance de New York sur la planète vins aussi, la ville est un excellent endroit où trouver de bonnes bouteilles, originales et parfois mémorables. Mais je vous le dis comme ça, quand vous passerez dans les rayons de bons cavistes comme Astor Wines ou Chambers Street Wines, vous verrez aussi qu’on n’est pas si mal équipés, au Québec, entre les spécialités de la SAQ et l’importation privée.

Ceci dit, pour des bouteilles sympathiques, stimulantes et bien choisies, mon arrêt de prédilection est désormais Frankly Wines, sur West Broadway, dans la bohème sympathique de Tribeca.  L’endroit est minuscule, mais déborde de petits trésors montrant que la propriétaire, Christy Frank, connaît bien son affaire et achète avec enthousiasme et discernement. C’est vraiment mon caviste préféré, désormais, avec The Wine Bottega, à Boston. Mais les recommandations bostoniennes, ça sera pour une autre fois…

This entry was posted in français and tagged , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmark the permalink. Post a comment or leave a trackback: Trackback URL.

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *

*
*

You may use these HTML tags and attributes <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>